Photothérapie et chemin de conscience

Lorsque je relis les textes écrits à l’âge de 20 ans, quelque chose me frappe : je n’ai pas changé.

Ma vision du monde, des choses, des êtres est la même. J’ai toujours cette façon d’observer, de disséquer les gestes et les mots. Mon intuition était déjà très forte et fine à l’époque et beaucoup de mes prédictions sur les trajectoires des personnes qui étaient autour de moi se sont révélées justes.

Mais alors ?

Tout ce chemin, ces expériences, les formations, les accompagnements n’ont-ils servi à rien ?

Serais-je toujours la même ?

Oui je suis toujours la même. Non je n’ai pas changé et la chanson de Céline Dion se révèle étonnamment juste.

Pour le plaisir, je vous l’insère là !

Céline Dion on ne change pas (vous avez juste à cliquer)

Alors le chemin vers soi ça serait quoi ?

Un chemin de conscience : conscience sur soi, conscience sur le monde, sur les autres.

Cheminer c’est se rendre compte que tout était là, que rien ne change, que tout est cycle, que le monde est le monde.

Cheminer c’est accepter de regarder en face ce que nous sommes dans nos bons et mauvais côtés, c’est se reconnaître dans les abîmes de l’autre pour mieux faire lien avec lui et la communauté des humains.

C’est prendre conscience du mouvement permanent de la vie et des choses.

Non ce n’est pas se croire différent, au dessus, en dessous, génial ou nul.le à chier. Tout ça ce n’est que des perceptions, des ressentis, des illusions. Non ma vision du monde n’est pas meilleure que l’autre, elle est juste différente.

Nous avons besoin des autres et de vivre des expériences pour se rendre compte à quel point tout ce que nous sommes aujourd’hui étaient déjà en germe il y a des années en arrière.

Combien d’entre vous se disent en regardant une vieille photographie : “Oh mais en fait j’étais pas si mal ?”.

Pourquoi est-ce que je ne m’aimais pas à l’époque ?

Toujours ce temps de décalage.

Ce temps du déni, de la fuite, de la peur … Non nous ne voulons pas voir, nous ne voulons pas affronter la réalité car nos projections intimes grossissent le trait, créent des choses qui n’existent pas et n’existeront pas.

Se regarder en conscience est un cadeau à se faire.

Se rendre compte de ce que les autres voient.

Se rendre compte que nous pouvons donc faire les choses un peu mieux puisque l’on sait maintenant.

Se rendre compte qu’on n’est pas si mal. Non nous ne sommes pas ce monstre qu’on suppose et s’autoriser la liberté d’être et faire cadeau à l’autre de ce que l’on est profondément.

Se rendre compte qu’il existe des espaces où se dire et, déposer ce que nous sommes librement.

Se rendre compte que nous sommes comme tous les êtres humains : les mêmes émotions, les mêmes erreurs, les mêmes lâchetés, les mêmes capacités. Nous avons besoin de tout le monde pour faire un monde. Nous sommes tout.es complémentaires.

Les illusions de dépassement de limites, de sortie de zone de sécurité (parce que sortir d’une zone de confort faut admettre que c’est un peu con) n’existent pas vraiment. C’est du charabia de société capitaliste souhaitant voir un coupable consommateur de développement personnel continuer éternellement à consommer (ça fera l’objet d’un autre sujet).

Nous sommes dans la vie, nous expérimentons. Nous apprenons ou non de nos expériences. Est-ce l’univers qui nous envoie de nouvelles expériences pour comprendre et regarder la vérité en face ? Chacun.e ses croyances mais il est évident que si nous rejouons toujours au même jeu, les règles seront toujours les mêmes.

L’humain est fondamentalement aveugle.

Et le chemin de conscience est celui qui lui rend la vue.

Si nous n’avions pas peur de ce que nous allions voir, le chemin serait plus rapide.

Mais le temps est le deuxième allié du chemin de conscience.

Penser que multiplier les expériences, faire et encore faire est la solution (société consumériste quand tu nous tiens) est encore une autre illusion. Chacun son rythme, chacun son chemin.

Aller je vous la fait :

Chacun sa route !

Le temps, ce luxe suprême aujourd’hui.

Oui pour prendre conscience il est nécessaire de s’arrêter. Souvent. Et vraiment.

Et se regarder avec honnêteté et humilité.

Et c’est ce chemin que je vous propose.

Se regarder en prenant le temps.

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